“Cette pièce n’est pas thématique”, a expliqué Dimitri Chamblas lors de la conférence de presse, “je me suis inspiré de ce que j’ai vu”. Image, donc, pure image, vaguement lointaine, de corps énigmatiques et opaques. “La dramaturgie de la pièce ne se structure pas en arc”, signale également Dimitri Chamblas, mais plutôt comme l’étirement d’un temps non orienté vers un but, une errance qui n’attend rien. L’errance ne saurait, en effet, avoir la forme d’un arc, elle a plutôt la forme d’un temps dont le déversement de la ligne ressemble à la flaque aride d’un désert dans lequel l’errant.e n’a pas d’autre identité que l’errance. Si Takemehome ne construit pas ses images par dénotation, représentation, métaphore ou symbolisation, elles ont tout de même un lieu de naissance qui leur confère le statut sémiotique de trace quasi-photographique.
Archives de l’étiquette : Dimitri Chamblas
œ, À bras-le-corps, et Mike – Festival Montpellier Danse
Le festival se termine, entre reprises et créations, avec « œ » de Pierre Ponvianne, A Bras-le-corps de Boris Charmatz & Dimitri Chamblas, et Mike de Dana Michel. La question de la reprise, qui a marqué cette 43ème édition, se conclut, lors de la conférence-bilan donnée par Jean-Paul Montanari, par une ode à la création.
