SpinticA

Articles récents

A ne pas rater – Nicolas Heredia | Compagnie La Vaste Entreprise

Avec « A ne pas rater », Nicolas Heredia nous met face à l’expérience du temps : celui de l’attente et de sa potentielle désillusion ; celui qu’il faut tuer ; celui qui nous tuera ; celui, trop rapide, qu’il faut remplir à tout prix ; enfin celui, précieux, qu’il nous faut savourer. « A ne pas rater » nous invite à partager 1H de notre temps, 1h pendant laquelle il faudra bien trouver le moyen de considérer que ce temps n’aura pas été perdu.

Générations – battle of portraits Fabrice Ramalingom | Compagnie R.A.M.a

Le temps, ici, n’est ni linéaire ni cyclique : s’il existe un retour du même, c’est toujours sous une forme différente, selon une modalité nouvelle, doté d’un sens inédit. Entre ces deux hommes c’est donc la ressemblance, malgré les variations modales, qui saute aux yeux : une ressemblance sans simulitude qui permet la singularité. L’écriture de Fabrice Ramalingom explore tous les connecteurs relationnels à l’exception du “contre” : “Avec”, “Pour”, “En miroir”, etc.

Une œuvre n’est jamais une vague chose, plus ou moins belle, plus ou moins gorgée de messages qui seraient encodés, plus ou moins immuable, condamnée à la solitude des temples. Une œuvre est une ombre qui plane au-dessus de nos vies : l’ombre de nos regards, l’ombre de nos corps, l’ombre de nos mots… Au moment où nous croyons la saisir c’est elle, finalement, qui nous saisit… L’œuvre n’existe comme objet esthétique que si, face à elle, nous sommes sujets de l’esthétique. L’œuvre n’existe comme évènement que si nous faisons l’expérience de sa rencontre. L’œuvre n’existe pleinement que si nous partageons ses effets en nous, si nous la discutons, l’interrogeons, la confrontons à nos habitudes perceptives… Une œuvre dont on ne parle pas est une œuvre morte…

Recevez directement le nouveau contenu dans votre boîte de réception.