Le printemps des Comédiens rend hommage à Valère Novarina et programme Les Personnages de la pensée, dix-neuvième et dernière mise en scène de Valère Novarina, ainsi que L’envers des mots, lecture-spectacle autour des textes de Valère Novarina mis en espace et en bouche par Olivier Martin-Salvan.
Du Drame de la vie donnée à Avignon en 1986, à l’ironie du sort qui achève la tournée des Personnages de la Pensée en 2026 à Montpellier ; 40 ans tout rond, comme le nombre d’éditions du Printemps des Comédiens. « Merci les chiffres ! », écrivait Novarina dans La Clef des Langues, car « ils nous protègent de l’effrayante vie ».
Archives de l’auteur : Marie Reverdy
Angélica Liddell – Seppuku. El Funeral de Mishima o el placer de morir
Pour cette 40ème édition, Angélica Liddell revient au Printemps des Comédiens avec Seppuku. El Funeral de Mishima o el placer de morir, pièce qu’elle dédie à Mishima et à cette citation : « je tombe amoureux de toutes les personnes qui meurent ». Elle présente ces funérailles comme « un éloge du suicide » et voit dans cette mort « l’expression d’un désir démesuré de vivre » comportant « une dimension esthétique brutale ». Seppuku est un poème d’adieu, nous dit Angélica Liddell, « un jisei no ku pour tous les suicidés, un transfert vers le corps de ce qui a toujours existé dans mon esprit, le désir de mourir. »
Extra Moenia d’Emma Dante au Printemps des Comédiens
Première en France, Emma Dante présente Extra Moenia au Printemps des Comédiens. Cette pièce-mosaïque revendique son attache à cette injonction de Pina Baush : « Dansons, dansons, sinon nous sommes perdu.e.s… »
Ayoub de Marina Otero au Printemps des Comédiens
Première en France, Marina Otero présente Ayoub au Printemps des Comédiens. Entre performance, autofiction et témoignage, la pièce évoque l’histoire que Marina Otero a vécue avec Ayoub, jeune marocain qu’elle a rencontré à Tanger.
Ivanov de Tchekhov par Myriam Muller Printemps des Comédiens 2026
Écrite à la fin des années 1880, Ivanov est l’une des premières grandes œuvres de Tchekhov, avant La Mouette, Les Trois Sœurs ou La Cerisaie. La pièce a connu plusieurs versions, dont la toute première reste inconnue du public français. C’est cette version que Myriam Muller a choisi de mettre en scène , celle-là même qui avait suscité le scandale lors de sa création. Tchekhov avait alors remanié son texte, notamment sa fin. Dans cette version initiale, Ivanov mourra d’épuisement contrairement aux versions révisées dès 1887 qui écrivent sa mort en suicide. De même, les personnages y sont bien moins lisses, bien plus grinçants, antisémites et bouffons que dans les versions ultérieures.
Femminicity – Projet Européen Printemps des Comédiens 2026
Le Printemps des Comédiens accueille Femminicity, projet européen sur la question du patriarcat et du féminisme. Des projets mêlant étudiant.e.s, amateurices et professionnels venu.e.s de Slovénie, Serbie, France, Pologne, Roumanie. Chaque forme dure une heure, suivie d’une rencontre ou d’un débat.
Broken Rib // Côte brisée du Collectif Drz Ne Daj (Novi Sad, Serbie) et DRIFT – Drive Real International Feminist Transition, UMPV (Montpellier, France).
La Fondation du Rien de Nicolas Heredia à La Manufacture – Festival d’Avignon 2025 –
Après « L’Origine du Monde » présentée en 2019 et « A Ne Pas Rater » présentée en 2022, Nicolas Heredia revient à La Manufacture avec « La Fondation du Rien ». Dans la droite lignée esthétique qui caractérise le travail de La Vaste Entreprise – qui se situe à l’intersection de la muséographie, de la performance et du spectacle vivant, en salle comme en espace public – La Fondation du Rien flirte entre théâtre et happening, espace de la boîte noire, de la page blanche et de nos vies privées.
Commment Dire..? C’est quoi la critique ???
Dans le cadre du projet Comment Dire..? initié par Pénélope Dechaufour pour les étudiant.e.s d’études théâtrales de l’Université Paul Valéry – Montpellier (UPVM), et en lien avec le cours intitulé “Ecrire pour le Spectacle Vivant” auprès des étudiant.e.s de L3 d’études théâtrales (UPVM), nous avons abordé la question de la critique : sa définition, sa fonction, son éventuelle utilité. Pourquoi écrivons-nous ? Pourquoi lisons-nous ? Qu’est-ce que la critique fait à nos sensibilités ? Aux artistes ? Aux spectateurices ?
FRANK de Cherish Menzo au festival Montpellier Danse
À l’instar de Frankenstein, FRANK est un monstre fait de l’hybridité d’éléments composites, disparates, hétérogènes, hétéroclites. Dans une ambiance qui réveille, à nos imaginaires, les univers angoissés de la culture populaire des années 90, la figure du zombi, le post-apo, le shock rock à la Marylin Manson, les rituels Winti et leur diabolisation par le régime colonial néerlandais, le corps noir évidé de son âme par les colons européens, la ronde de nuit, la cage aux fauves, le krump, la voix, le texte, le rideau à lanières en PVC de la boucherie, le corps noir dans le miroir déformé du regard raciste, le cri, les larmes, la terre, la décomposition. Tout ça et plus, cousu pêle-mêle, dans une dramaturgie frankensteinnienne.
Salia Sanou, De Fugues… en Suites… Festival Montpellier Danse
Il est 22 heure à l’Agora, à l’exact point de rencontre entre chiens et loups, au moment où certains contrastes s’hérissent et ou d’autres s’estompent. Les notes du piano se font entendre : Jean-Sébastien Bach et son Art de la Fugue. Suivant la structure du contrepoint de la partition musicale, De Fugues… en Suites… s’écrit, au plateau par la confrontation de 6 lignes chorégraphiques qui se croisent, se nouent, se juxtaposent, s’unissent, se répondent, s’évitent, se retrouvent, en canon comme la Fugue, structurées par alternance comme la Suite.
