Il y a la question de Johnny Rotten, la question des Sex Pistols, la question du punk. Il y a la question de l’écriture également : celle des corps, celle du plateau, celle de la présence. Il y a la question de la destruction, et celle de la dérision. Il y a aussi le témoignage d’une chambre et l‘angoisse des backrooms creepypasta. Il y a le pourrissement par lequel la vie animale se confond avec la vie végétale. Il y a Deleuze. Il y a Tiresias. Et puis il y a les chiens… ceux qui annoncent et accompagnent ce flux qu’on appelle la mort, ceux qui, par leurs grognements, échappent à la docilité de la domestication, ceux qui seraient la pire menace d’une vie vécue sur les ruines du capitalisme et de ses monstres.
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Danse à la Biennale des Arts de la Scène en Méditerranée – Rrrrright Now et Poreux
On aurait pu parler d’hantologie, terme forgé par Derrida pour évoquer le sentiment diffus que la culture contemporaine est hantée par des « futurs perdus », des futurs trahis car délibérément effacés par la postmodernité et le néolibéralisme. Nous aurions pu, alors, prendre acte qu’ “il existe des futurs au-delà de la ligne terminale” (Mark Ficher), et que nous devons chercher dans le passé les reliques des futurs que le présent tente d’assassiner.
