Dans cet exercice situé entre lutte, acrobatie et jeu, Mathieu Desseigne-Ravel et Lucien Reynes, en « jouant à la bagarre », apprennent autant à s’affronter qu’à se rencontrer. Dans Une Pédagogie du Conflit, le conflit devient une manière de faire relation, et l’affrontement une manière de faire danse.

Mathieu Desseigne-Ravel et Lucien Reynes sont acrobates et empruntent autant à la danse, au combat, qu’au clown. Une approche maladroite, un regard de travers, un pied qui trébuche, et voilà que commence, tout à la fois, la rencontre, le désaccord, la danse et l’affrontement.
Le titre nous met sur une moitié de piste : il y a bien une histoire de pédagogie, certes, mais celle-ci ne se fait pas par un geste éducatif descendant, elle se fait par l’horizontalité du jeu. Le faire-semblant de la cour de récréation, l’apprentissage par mimétisme, la vérité de la fiction.

Entre amitié et conflit, entre étreinte, judo et lutte, Mathieu Desseigne-Ravel et Lucien Reynes explorent la relation entre alter ego.
Pas de deux, tête à tête, corps à corps, Une Pédagogie du Conflit se déploie sur un plateau devenu ring, arène, tapis de lutte ou tatami, sur lequel les corps se regardent, se toisent, se bousculent, s’empoignent, se jettent l’un sur l’autre, se repoussent et tombent parfois enlacés, comme K.-O., à l’instar des boxeurs qui s’écroulent dans les bras l’un de l’autre.

Le langage du corps s’amplifie au micro, comme une conférence sans parole qui aurait à dire sur la nature du corps en conflit : mieux vaut le conflit que la solitude. Dans une « recherche compulsive de relation », empruntant aux gestuelles des parades de défis et au choc des combats de brame, Mathieu Desseigne-Ravel et Lucien Reynes laissent apparaître, dans les interstices de la bagarre, quelques élans de danse contact.

Le prologue nous l’avait annoncé : « ils ne mourront pas de jouer mais ils joueront à mourir ». Alors, pour continuer à pouvoir vivre de jouer, le secteur culturel invite les spectateurices à signer la pétition du 1% culturel obligatoire.
Marie Reverdy

Signer la pétition ICI
Mathieu Desseigne-Ravel – Direction artistique
Lucien Reynes – Direction artistique
Pauline Guyonnet – Création lumière
Christophe Ruetsch – Création son
Fred Lataste – Photographie
Caroline Duheyon – Administration
Naïf production
Coproduction MC93 de Bobigny ; KLAP Maison pour la danse, Marseille ; Théâtre Joliette, Marseille ; Pôle Sud – CDCN de Strasbourg ; CIRCA – Auch soutien Le Sirque – PNC Nexon accueil en résidence Le Gymnase – CDCN Roubaix Hauts-de-France
Naïf Production est conventionné par la DRAC PACA et bénéficie du soutien de la région Sud, du département du Vaucluse et de la ville d’Avignon.
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Merci Marie !
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