La Vie Nouvelle, Sylvain Huc et Mathilde Olivares – Festival Montpellier Danse

La Vie Nouvelle, Sylvain Huc et Mathilde Olivares © Laurent Philippe Festival Montpellier Danse. A lire sur SpinticA.fr

Véritable duo d’écriture et de plateau, La vie nouvelle, créée au festival Montpellier Danse, “est l’aboutissement de toutes ces années de pratiques, de pensées, de réflexions et de partages.” Pour cette pièce, Sylvain Huc et Mathilde Olivares explorent le mouvement pur, une danse qui serait à elle-même sa propre fin, une chorégraphie qui ne dépendrait que d’elle-même, qui s’auto-engendrerait.

La Vie Nouvelle, Sylvain Huc et Mathilde Olivares © Laurent Philippe Festival Montpellier Danse. A lire sur SpinticA.fr
La Vie Nouvelle, Sylvain Huc et Mathilde Olivares © Laurent Philippe

Et sûrement parce qu’elle ne cherche pas à dire, la danse offre le moment où la sensibilité ouvre la porte à l’imagination : une morne maison de campagne, en bordure de mer, le piano désaccordé dans le couloir, sur lequel on joue quelques notes apprises, timidement, comme pour ne pas briser tout à fait le silence qui habite là depuis le seuil, jeux et peurs d’enfants, et une gémellité qui s’apparente à une brisure.

Plusieurs ruptures jalonnent la pièce, comme s’il y avait un fil conducteur de nature quasi-narrative. Le piano s’emballe, la lumière s’orange, quelque chose submerge, tout s’accélère comme dans une ivresse du mouvement, tout se délite, se détricote, se désordonne, gonfle, avant que le calme ne revienne, plus chargé qu’auparavant. Car La Vie nouvelle, nous disent Sylvain Huc et Mathilde Olivares, tend “vers un temps décisif, toujours déjà là, mais qui ne cesse d’advenir”.

L’écriture des corps se fait par mouvements contradictoires, esquissant au passage quelques expressions de visage. Au seuil de l’abstraction, la danse entre en collision avec les autres éléments scéniques, plus suggestifs : les costumes, la musique, la lumière.

Le tremblement du LED en douche qui évoque le film de vacances tourné sur pellicule, le rouleau des vagues sur la plage roulant les corps de jardin à cour, le souvenir emporté dans un temps aboli, comme si rien de cela n’avait existé ailleurs que dans ce moment d’imagination entrée par la porte entrouverte d’une danse qui s’auto-engendrerait.

Marie Reverdy

Conception, chorégraphie, interprétation : Sylvain Huc et Mathilde Olivares / Création lumière : Jan Fedinger / Conseil artistique : Fabrice Planquette / Regard extérieur : Théo Aucremanne / Regard extérieur et assistante : Juliana Béjaud / Interlocuteur : Daniel Larrieu / Régie lumière, régie générale : Manfred Armand / Régie son : Bernard Lévéjac / Costumes : Lucie Patarozzi

Coproduction : Festival Montpellier Danse 2025, résidence de création à L’Agora, cité internationale de la danse, Ville de Tournefeuille, Scène de Bayssan, Espaces Pluriels – Scène conventionnée (Pau), Théâtre la Vignette (Montpellier), Théâtre Molière Sète Scène Nationale Archipel de Thau, CCN Ballet – Malandain Ballet Biarritz, La Place de la danse – CDCN Toulouse Occitanie, le Réseau Danse OccitanieCe projet a reçu le soutien de l’Estive – scène nationale de Foix et de l’Ariège par le biais de la cie ZZZ – Mathilde Olivares Avec le soutien de Théâtre de la Digue – Cie 111, et du CENTQUATRE – PARIS / Mécènes : Tranquilisafe, Librairie Ombres Blanches / Ce projet est soutenu au titre de l’aide à la création de la Région Occitanie

La compagnie Sylvain Huc est soutenue au sein du réseau des Centres de développement chorégraphique nationaux. Sylvain Huc a également été sélectionné par le réseau européen Aerowaves pour l’édition 2019 du festival. La compagnie Sylvain Huc est conventionnée par le Ministère de la Culture / DRAC Occitanie. Elle est associée à la ville de Tournefeuille depuis janvier 2020. Sylvain Huc a également été artiste associé au Gymnase | CDCN de Roubaix pour la période 2020-2023.

Crédit Photo : © Laurent Philippe


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